J’avais envie d’écrire un texte post performance*, mais lorsque je me suis assise devant mon ordinateur, je ne savais pas sur quoi écrire!

(*Dans la semaine du 27 mars, j’ai joué quatre soirs de suite le Concerto pour piccolo de Lowell Liebermann avec l’Orchestre Métropolitain. La « performance » fait référence à cette série de concerts.)

Autant les thèmes à aborder sont multiples, autant aucun ne me tentait. Vraiment, quoi dire après un grand marathon de la sorte? Parler du avant, du pendant, du après? Des peurs, des doutes, de perception, de réussite, de regard de l’autre?

Me viennent plutôt en tête certains constats, quelques apprentissages….

  • Ce furent les cinq jours les plus courts et les plus longs de ma vie. Je ne les ai pas vu passer, mais j’ai l’impression qu’il s’est écoulé un mois en une semaine. Le temps est une notion magnifique et malléable.
  • Le chemin pour se rendre aux performances était plus enrichissant que les performances en tant que telles. Ces concerts furent un motivateur immense pour me découvrir, apprendre, me lancer des défis, m’améliorer musicalement et humainement.
  • Je n’avais pas réalisé l’exigence physique et mentale qu’une telle semaine demandait. Pourtant, j’y étais bien préparé. Sans le savoir.
  • J’ai l’impression que je pourrais réaliser n’importe quoi! C’est un boost de confiance gigantesque.
  • En même temps, je suis vidée et épuisée mentalement. Je n’ai plus le goût de réaliser quoi que soi haha. Ça me demande d’ailleurs une grande dose de douceur, de patience et de bienveillance pour prendre soin de moi après une semaine semblable. La vitesse n’est pas la même, rien ne me sert de me taper dessus pour aller plus rapidement. C’est OK de changer de vitesse.
  • J’ai des amis extraordinaires que j’aime profondément.
  • Autant personne n’aime les mauvaises critiques ou même en on peur, je me surprends à être déçu de ne pas avoir vu de critique de notre concert…On dirait que j’aurais aimé cette reconnaissance publique, bonne ou mauvaise. Mais surtout bonne. Une belle piste de travail personnel.
  • J’ai énormément évolué en deux ans. C’est agréable de voir et de goûter ces différences concrètement, dans un grand projet.
  • Même si à l’intérieur je pouvais « shaké » de partout lors des concerts, il m’était possible d’avoir du plaisir, de faire de la musique. Je me concentrais sur cette certitude que ce qui se passe à l’intérieur n’est pas nécessairement ce qui est observable à l’extérieur et ne change pas forcément le résultat. Vive l’entretient des croyances supportantes!
  • Je tiquais lorsqu’on me demandait si mes concerts avaient bien été ou non. Je ne vois pas pourquoi je devrais catégoriser mes expériences.
  • Je suis heureuse de constater que mes identités de musicienne et de coach sont bien fusionnées. J’aime le mélange des deux et j’étais heureuse et à l’aise d’en parler en conférence pré concert. C’est une joie de s’assumer.
  • Je commence à accepter et apprécier d’être un modèle, une inspiration. Je n’ai plus aussi peur de ce que les gens pourraient dire ou penser de moi. Il m’est possible d’être, sans chercher à faire quelque chose. Parfois.

Mais surtout, j’aime ce que je fais et j’aime qui je suis. Après, le reste n’a que peu d’importance.

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