Qui suis-je…

S’il existe une question existentielle que tout le monde se pose, c’est bien celle-là! Tellement d’encre étalé sur du papier pour tenter de répondre à une parcelle de cette énigme et pourtant, nous nous posons encore cette question.

Et depuis un certain temps, ces mots reviennent régulièrement dans ma tête: peut-être est-ce la quarantaine qui amène ces réflexions? Il paraît que les changements de dizaine nous poussent dans nos retranchements les plus profonds.

Je n’y échappe donc pas.

Le problème que j’ai avec cette question, c’est qu’il me semble que peu importe l’angle sous lequel je la regarde, je termine avec une « étiquette ». Un mot qui ne sert qu’à décrire une partie de moi.

Je suis une musicienne, une coach, une auteur, une artiste…oui, mais encore? Je peux parfois m’identifier à ces activité, mais je suis pourtant beaucoup plus que cela.

Je suis une personne à l’écoute, sensible, ouverte, persévérante, gentille…oui, mais encore? Ce sont des qualités qui me définissent, mais je suis pourtant beaucoup plus que cela.

Parfois, je suis aussi impatiente, contrôlante, dure, sévère, distante…oui, mais encore? Ce sont des zones d’ombres que je porte en moi, mais je suis pourtant beaucoup plus que cela.

Certaines choses me semblent pourtant immuables: je suis la fille de, je suis la petite-fille de, je suis la mère de, je suis la sœur de, la nièce de, la tante de…ces mots, bien qu’ils soient des étiquettes, autant que les autres énoncés plus haut, ils expriment une expérience profondément différente.

Ils ne parlent pas que de moi, ils parlent de relations, de liens éternels et immuables. Je suis moi, individuellement, mais je suis de façon plus profonde parce que j’existe en lien avec ces personnes.

Alors qui suis-je?

Je suis tellement plus vaste que tout ce que je peux croire sur moi-même ou ce que ces personnes (ma mère, ma soeur, mes enfants, etc.) peuvent croire de moi. Je suis tous ces mots que je me donne et que l’on me donne pour me définir. Je suis aussi, potentiellement, tous ce que je ne crois pas (encore) sur moi ou qu’on ne voit pas (encore) chez moi.

À moi de choisir ce qui me convient. Je suis ce que je décide d’être, jusqu’à ce que je change d’avis.

Une seule chose ne changera pourtant jamais…

Merci maman et papa pour la vie. Grâce à vous, je suis.

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