Ce qui m’a animé en premier lieu lorsque j’ai commencé à mélanger mes deux passions, soit le monde de la musique et de la performance au monde de la PNL et du coaching, c’est le désir de donner aux étudiants des outils pour affronter ce métier de haute voltige qu’est celui de musicien classique.

Déjà, l’utilisation de ce mot, affronter

La performance est, en effet, souvent vécu comme un véritable combat. Bataille continuelle entre soi et le regard des autres, confrontation constante avec ses zones d’ombres les plus sensibles, la musique est un véritable révélateur de soi.

Et lorsqu’il est difficile, voire impossible, de reconnaître sa lumière, chaque miroir déformant rencontré sur notre chemin deviennent comme des amplificateurs de nos côtés  les plus sombres.

Imaginez maintenant, pendant un instant, que la personne qui vous enseigne pendant des années n’est pas apprise à refléter la lumière des autres…il est facile d’oublier l’existence de sa propre lumière.

J’ai malheureusement vu beaucoup (trop) d’étudiants vivre ce mauvais manège et en ressortir démunies, meurtries. C’est pourquoi j’ai voulu redonner, à ma façon. Oui aider les étudiants, mais pourquoi pas les professeurs également?

Parce que travailler avec les enseignants, c’est aller à la source. En effet, beaucoup de croyances fondamentales du métier seront transmises lors de ces rencontres hebdomadaires parce que cette personne est beaucoup plus qu’un simple professeur; il est un modèle, un mentor.

C’est de cette façon qu’il transmettra, souvent sans s’en rendre compte, tout ce qu’il croit ou ne croit pas sur le métier. Tant mieux si ces croyances sont bénéfiques, aidantes et supportant. Malheureusement, un grand lot de croyances lourdes, limitantes et handicapantes sont parfois transmises.

Ces croyances sont déployées dans le local par de petits gestes anodins, quelques remarques arides, un regard particulier et puis absorbées par l’étudiant à même les pores de sa peau. Il les vit, il les respire, il les transpire. Parfois pendant des années.

Tranquillement, ces graines de croyances prennent racine dans la tête de l’étudiant, dans son coeur et dans son corps. Puis à force d’être arrosés et entretenus, jour après jour, ils deviennent parfois des arbres gigantesques, menaçant son hôte d’asphyxie.

Les professeurs ont rarement cette conscience d’être des semeurs de croyances et d’arroser, par moment, les mauvaises herbes au lieu des plantes fleuries.

Je peux comprendre; difficile d’avoir conscience de tout ce que l’on pense et croit sur le métier, sur la vie, et de réaliser que l’on transmet tout ceci en silence. Encore plus difficile est cette prise de conscience lorsque ce filet de croyance est voilé par cette sensation si agréable de pouvoir transmettre ses connaissances et de voir un talent s’épanouir.

Du même coup, il est facile d’oublier que nous y sommes pour si peu dans l’émergence et le développement d’un talent musical. Puis on bascule; la réussite de l’élève devient notre propre réussite.

C’est comme si l’élève portait alors notre image, nos idées, nos croyances ou notre identité…pourtant, il n’en est rien!

Nous ne sommes que les jardiniers et nullement l’arbre fruitier. Nous pouvons serte offrir un terrain fertile, semer, cultiver, entretenir, enrichir, mais là s’arrête notre pouvoir.

Et s’il était possible de sortir de la performance en repensant tout depuis le début? Et s’il était possible de mieux vivre cette performance en acceptant notre juste part de responsabilité et en redonnant aux autres la leur?

Je prends pour cela cet engagement:

Je m’engage à prendre conscience des croyances que j’ai sur moi, sur les autres, sur le Monde, sur la Vie et dans prendre pleine responsabilité. Je m’engage à redonner à qui de droit les croyances qui ne m’appartiennent pas ou ne me conviennent plus en cessant de les alimenter. Je m’engage aussi à cultiver les croyances qui me sont bénéfiques.

Je m’engage également à reconnaître les croyances des autres sans les juger et sans les voir comme une menace puisqu’elles ne m’appartiennent pas. Je m’engage finalement à être dans la bienveillance lorsque je visite les jardins d’autrui. Et si par inadvertance je pilais dans une plate bande, j’irai arroser la plus belle des fleurs que je croiserai lors de ma prochaine visite.

 

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