J’ai beaucoup aimé écrire mon dernier texte.

Qu’est-ce qu’on écrit après avoir tellement aimé écrire sur rien? Je ne peux tout de même pas écrire sur le vide continuellement, non?

Il existe pourtant plusieurs manières de traiter le même sujet, je suis créative…je pourrais assurément continuer et vous parler de rien, mais j’ai quand même le goût d’autre chose. Tant de sujets m’intéressent!

Récemment, j’ai relu tous les textes que j’avais écrits depuis juillet 2014. C’était vraiment très intéressant de voir l’évolution.

J’ai aimé faire un survol des thèmes qui me sont chers, d’observer la façon dont mes premiers billets étaient construits, trouver le moment où je me suis véritablement approprié mes textes, faire des liens avec mon vécu personnel.

Je sais maintenant quel genre de texte je souhaite éviter. Je sais aussi vers où je veux me diriger, de quelle façon je souhaite véritablement parler de performance.

Au départ, j’écrivais sans y penser, sans trop me questionner. J’avais le goût de parler de quelque chose, je le faisais tout simplement.

Maintenant, je sais. J’ai des attentes. De plus, je me suis enlevé cette pression, cet engagement fait à moi-même, d’écrire un nouveau texte chaque semaine.

Je me suis redonné la liberté d’écrire seulement lorsque le besoin ou le désir se fait sentir. C’est invité en même temps l’idée plutôt précise de ce dont je souhaite parler et de quelle façon.

Depuis, les mots sont difficiles à sortir. Bonjour le blocage!

Cette semaine, j’aurais aimé vous parler de performance de groupe. De notre propre rapport à la performance lorsque l’on attend avant tout un résultat collectif. D’à qui la faute lorsque ça ne fonctionne pas en collectivité.

J’ai cherché l’angle, la façon d’en parler. Le bon moyen de mettre le pied dans l’engrenage. J’ai testé des mots, des phrases, des idées.

Je suis toujours dans ce creux. Du même coup, je réalise que je suis au coeur même de la performance.

Je dois l’avouer, ma motivation n’était plus seulement de partager sur la performance, mais aussi d’offrir un « bon » texte. Je souhaitais un résultat. Je voulais être performante!

J’ai écrit une soixantaine de textes qui parlent du chemin pour se rendre et non de l’arrivée, de tout ce qui entoure le résultat et non du résultat, de ce qu’il y a au-delà de la performance. Du moment où je me place des attentes, j’y plonge tête première.

À l’instant où le désir de contribuer et de partager par les mots est devenu une attente de résultat et un désir de plaire, j’ai basculé.

Je ne suis plus où j’aimerais être, c’est-à-dire sur mon propre chemin, dans mon centre.

On associe souvent la performance à réussite. Utiliser son plein potentiel, avoir accès à toutes ses ressources pour être performant et obtenir des résultats. L’intention est magnifique.

Pourtant, c’est de cette façon que je me perds.

Comment serait ma vie si je lâchais prise sur le résultat? Que se passerait-il si je n’avais pas d’attente? Simplement être là et curieuse de ce qui est en train de se passer autour de moi et en moi?

Être honnête, vulnérable. Dire ce qui est là, maintenant. Prendre le risque que rien ne se passe, que tout se passe.

Il est vrai que je n’arriverai peut-être pas à l’endroit que je pensais atterrir. Au font, ce n’est pas bien grave puisque ce qui est véritablement important, c’est d’être toujours là avec moi.

Ne pas me laisser quelque part derrière pour avancer plus vite. Ne pas emprunter une autre paire de souliers pour me rendre.

Les mots sont sortis. Je ne me quitte plus.

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