Cette semaine était la semaine de l’entretien annuel de mon instrument.

Comme je l’utilise tous les jours ou presque, il est normal d’avoir besoin d’ajustements après plusieurs mois d’utilisation.

De plus, ayant eu un accident avec ma flûte en décembre dernier pendant que nous faisions l’opéra dans la fosse, je voulais vraiment la faire vérifier.

Ce qui c’est passé? Ma flûte était sur un pied, en position verticale, et je ne sais pas trop ce qui s’est passé, j’ai bougé mon sac et ma flûte est tombée. Je l’ai vu partir et aller heurter le praticable en bois juste devant moi. Impossible de la rattraper à temps.

Résultat, une grosse bosse sur la tête de ma flûte. Ce n’est pas du tout agréable à voir, mais mes années de réparation d’instrument m’ont rappelé que cela aurait pu être bien pire!

En fait, elle était tombée à la « bonne place » et de la meilleure façon possible. Plus de peur que de mal.

J’ai testé mon instrument, rien ne semblait vraiment déplacé ou abîmé. Je pouvais faire mon concert, ma flûte jouait comme avant.

En fait, quelle chance de ne pas avoir été porté ma flûte quelques semaines plus tôt comme j’y avais songé. S’aurait été bête que ma flûte toute réparée tombe de cette façon. Tout était bien alors!

Mon horaire étant très chargé pendant l’opéra, je n’ai pas eu le temps de l’envoyer pour m’assurer qu’il n’y avait pas eu de dommage plus important.

Mais de toute façon, ce n’était pas bien grave. Je vous l’ai dit, ma flûte jouait.

J’ai donc passé le mois de décembre avec ma flûte bossée, puis janvier. Mon rendez-vous pour faire réparer ma flûte en février ayant été annulé j’ai continué de jouer sur ma flûte tout le mois de février, puis mars et enfin avril.

Mais bon, ça ne me dérangeait pas vraiment, ma flûte jouait.

Finalement, ma flûte est allée passer toute la semaine chez le réparateur et quelle surprise lorsque je l’ai reprise aujourd’hui! Wow! Tout allait si bien! Même sans avoir pratiqué pendant plusieurs jours.

J’ai réalisé à cet instant que j’aurais dû l’envoyé beaucoup plus tôt. Et pourtant, elle jouait…mais je n’avais pas constaté à quel point elle n’était pas en bonne forme.

Vous savez quoi? Je fais exactement la même chose dans ma vie.

Lorsque j’ai commencé mon parcours en PNL, j’allais bien. Je n’avais pas de problème, j’étais bien avec moi même. J’étais heureuse dans mon travail et dans ma vie personnelle. J’étais à l’aube de mes 30 ans exactement où je souhaitais être. Vraiment, tout allait à merveille!

Pendant tout ce parcours, j’ai eu la possibilité de faire plusieurs « check up » de moi même et d’effectuer petit ajustement par-dessus petit ajustement. Et ce, même si j’allais bien et que je ne faisais face à aucun enjeu majeur dans ma vie. Quelques petites bosses ici et là, sans plus.

Les semaines, les mois et les années ont passé. J’ai fait plusieurs prises de conscience, acquis plusieurs outils, j’ai commencé à voir le monde différemment. Aujourd’hui, je continue à croire que j’allais très bien, mais je réalise que j’aurais pu être en meilleure forme.

Premier constat: on peut ne pas avoir de gros problèmes et très bien fonctionner, il est quand même possible de faire certains ajustements, nettoyer certains coins, dépoussiérer nos vieux réflexes.

Comme ma flûte qui fonctionnait malgré l’usure normale, il est possible d’améliorer les choses même si l’urgence n’y est pas.

Ce qui m’amène à un second constat: la façon dont je m’occupe de mon instrument n’est qu’une métaphore de la façon dont je prends soin de moi.

Tant qu’il n’y a pas urgence, je laisse aller. J’attends jusqu’à ce qu’il y ait un véritable problème.

J’agis de cette façon avec mes impôts que je fais à la dernière minute et auquel je ne porte pas attention parce que ce n’est pas vraiment un problème.

Même chose au niveau de ma santé: pas de problème, pas besoin de s’en occuper. Idem avec certaines de mes relations dont je ne prends pas soin parce que ce n’est pas vraiment un problème, pour l’instant.

Pour moi, voilà le véritable pouvoir de la musique: nous révéler à nous-mêmes.

Les relations que nous entretenons avec notre instrument, avec les oeuvres que l’on aime ou que l’on n’aime pas, la façon dont on pratique ou la manière de s’attaquer à un défi n’est que le reflet de ce qui se passe dans nos vies.

Ce n’est qu’une métaphore des liens que nous entretenons avec nous-mêmes et les autres.

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