Je me suis toujours considérée chanceuse.

Chanceuse de croiser les bonnes personnes au bon moment sur mon chemin ou bien chanceuse que l’argent arrive pour concrétiser les projets qui me tiennent vraiment à coeur.

J’ai même eu la chance d’entrer au Conservatoire alors que j’étais encore au secondaire. Aucun souci pour trouver ce que j’allais étudier dans la vie ni où. Aucune demande à faire pour entrer au CEGEP. Même chose pour l’université.

Et ce fut au final la même chose pour mon travail. J’ai terminé l’école avec deux postes, quelle chance! Je n’ai pas eu à me questionner sur la suite des choses lorsque j’ai quitté le Conservatoire, j’allais travailler.

Oui, ce fut une chance. Par contre, la vie n’est pas que belle, facile et rose. Tout le monde à ses hauts et ses bas et ce n’est pas de gagner des auditions jeunes qui m’en a préservé.

L’année après mon Conservatoire, j’étais en appartement, je n’avais pas d’enfant, je n’enseignais pas: je ne faisais que de l’orchestre. Bien que je gagnais correctement ma vie, j’avais aussi d’énormes trous dans mon horaire que j’aurais bien aimé combler.

C’est agréable de faire quelque chose que l’on aime dans la vie, mais 4 mois à être à la maison, sans projet? Je venais de passer 20 ans de ma vie dans le milieu scolaire et d’un coup je devais trouver une façon de m’organiser, une façon pour remplir se vide.

Cette année-là, j’ai souvent trouvé le temps très long. J’aurais tellement aimé enseigner! C’est quelque chose que j’adorais faire (et que j’aime toujours).

On commence souvent à enseigner par référence et comme j’avais des postes d’orchestre, mes amis musiciens qui enseignaient avaient cette croyance que je n’avais pas de temps pour ça. Or, c’était loin d’être le cas.

Aucune ouverture pour enseigner durant cette année. En fait, à part quelques remplacements ici et là, je n’ai jamais trouvé en 10 ans une véritable possibilité d’enseigner. Cette porte ne s’est jamais vraiment ouverte.

Durant l’été 2006, je suis allé au centre d’art Orford où un homme est venu parler de réparation de flûte. Il donnait des ateliers pour apprendre à nettoyer et ajuster cet instrument. Tout d’un coup, cette simple phrase s’est imprimée dans ma tête: « Il me semble que j’aimerais ça moi, réparer des instruments! »

J’ai osé aller voir un réparateur d’instrument et lui manifester mon intérêt à travailler pour lui. J’ai été engagé! Autant l’enseignement ne se plaçait pas sur mon chemin, autant il fut facile pour moi d’entrer dans ce monde de la réparation. Je m’y suis beaucoup plus et j’ai énormément appris. J’y ai d’ailleurs passé trois ans.

Et c’est un peu la même chose qui s’est passée lorsque la PNL s’est invitée dans ma vie. Lors d’une conversation anodine en famille, le mot « PNL » a été prononcé et j’ai entendu un « DING! » suivit d’un « il faut absolument que je fasse ça! ».

Quelques jours plus tard, j’étais inscrite pour la formation de base. Ce qui est le plus drôle, c’est que ça faisait un an que je répétais à tous ceux qui voulaient bien l’entendre que ce que j’aimais le plus dans l’enseignement, c’était le coaching. Pourtant, je ne savais même pas ce qu’était véritablement le coaching ni la PNL d’ailleurs.

Aujourd’hui, 4 ans après ce « ding », ma formation de coach est complétée et les clients sont présents et on me donne la « chance » de présenter mes ateliers. On dirait que la vie me dit maintenant que oui, je suis à la bonne place. La porte est grande ouverte.

Alors, si c’était ça la véritable chance?

Parce que je pourrais encore être en train de me trouver des élèves, enseigner dans des contextes qui ne me conviennent pas juste parce que j’ai en moi ce grand désir de transmettre.

J’aurais pu continuer sur ce chemin et avancer difficilement, très lentement, et finir par me dire que je ne suis vraiment pas chanceuse, que la vie ne me fait pas de cadeaux.

Alors, si la chance c’était simplement de mettre ses énergies là où ça fonctionne? Un « non » ou une porte qui se ferme n’est peut-être pas une malchance, mais une façon qu’à la vie de nous montrer LA porte qui sera faite pour nous, celle qui nous attend grande ouverte!

Si la chance c’était d’avoir son rêve bien en vu et de croire que la vie placera sur notre route ce qui est nécessaire pour y arriver? Qu’il suffit de rester alerte à tout ce qui pourrait nous aider à le concrétiser?

Si la chance c’était d’oser se mettre en action, tester, essayer, se tromper pour finalement recommencer différemment et y arriver?

Si la chance c’était d’être en parfait accord avec ses valeurs et de se laisser porter par le courant? Quand tout est aligné, tête, coeur et actions, tout devient plus facile. Lorsqu’on est à la bonne place, la chance est généralement au rendez-vous.

La chance, c’est courir vers la porte ouverte et non défoncer la porte fermée à clé.

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