Ça y est, je suis malade.

Oh, pas grand-chose. Un petit rhume que je croyais pouvoir éviter et qui s’est finalement installé: Kleenex, toux et mauvais sommeil.

Et comme si la vie voulait se jouer de moi, ce rhume arrive plutôt au mauvais moment…J’ai une pile de choses importantes à faire qui demande de l’attention et deux projets musicaux dans les prochaines semaines qui vont demander plusieurs heures de pratique.

Or, j’aurais seulement le goût de me glisser dans mon lit avec une tasse d’eau chaude et somnoler en écoutant une douce musique. Au lieu de ça, j’ai le chant de mes enfants qui tourbillonne dans mes oreilles et les obligations de la vie quotidienne qui me gardent très loin des couvertures.

Et je m’inquiète, parce que les performances que j’aurai à donner dans les jours qui viennent vont demander le maximum de ma présence et je ne me sens pas capable en ce moment de mettre l’énergie nécessaire.

Je lis souvent, en lien avec la performance, mille et un trucs pour être au maximum de son potentiel, expliquant les chemins qui mèneront à l’excellence. On y montre comment faire face au stress, aux peurs, comment mobiliser ses ressources et garder sa motivation et finalement lâcher prise sur le résultat.

Mais lorsque nos capacités sont diminuées pour X raisons (maladie, deuil, difficulté de toutes sortes), je trouve que ces « conseils » sont peu utiles. En fait non, ils le sont surement, mais à quel prix pour la santé, physique ou mentale?

Mon petit rhume n’est certes pas grand-chose, mais j’extrapole un peu. Que doit-on faire en cas de blessures sérieuses, de maladie de toutes sortes ou de blessure à l’âme?

Comment croire en ses capacités et être en mesure de mobiliser ses ressources est utile après plusieurs nuits d’insomnie? Comment connaître ses mécanismes de stress aurait une quelconque influence face à la vulnérabilité humaine?

Malgré tout, le lâché prise me semble être une bonne piste. Apprendre qu’un résultat n’est pas statique, unique et identique d’une fois à l’autre, mais bien changeant, fluctuant, vivant. Voilà qui aide à chercher plus loin qu’un résultat.

Mais pour l’instant, ce n’est pas suffisant face à mon nez bouché. J’ai beau ne pas espérer un résultat précis, je sais que physiquement, je ne me sentirai pas au meilleur de ma forme.

Alors je laisse les outils et les formules de côté et j’appelle la douceur, la patience et la bienveillance.

Je sais, ça peut sembler gna-gna, fleur bleue ou je ne sais quoi. Mais que faire d’autre quand on doit livrer un certain résultat et que la nécessité de s’arrêter et de prendre un moment pour soi se mélange?

Que faire d’autre quand on sait très bien que ce qu’on s’en va offrir au monde ne sera pas son plus beau côté?

Montrer une partie de soi plus vulnérable, moins glamour, non léché appelle cette douceur et cette bienveillance. Un regard indulgent pour soi, pour cette partie de nous qu’on aimerait garder dans la chaleur d’une grosse doudou et non l’exposer au monde entier.

En fait, c’est peut-être lorsque l’on accepte de montrer ses faiblesses sans filtre que l’on se montre le plus fort, le plus vrai, le plus sincère?

Oser porter sa lumière et montrer son ombre, parce que la fragilité n’est pas un signe de faiblesse, mais bien d’humanité.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s